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Affichage des articles du octobre, 2019

L'embrouille

L'incertitude se promenait sur une grande allée vertueuse Dans les méandres d'une onde douteuse Hésitante entre ambiguïté et ambivalence  De quel côté son corps balance !   Blonde ou bruine, ce n'est qu'une question d'humidité Brumasse crachant sa timide nudité Vapeurs volatiles, brouillasse bien grasse Emmitouflée d'un épais nuage goût vinasse Ne sachant plus où divaguer sans détours Le chemin se perd dans cet obscur discours Un égarement nébuleux, anarchique et chaotique Menant à une inavouable tension tantrique Débrouilles-toi - débrouille art Nourrédine Inspiration : Atelier d'écriture N. 345 Photo © Ingmar Hoogerhoud1 Pour cette photo, il est interdit de parler nature et voyage. (Huhu)   Musique : Iron Maiden - Fear of The Dark

Obsidienne

Petite pierre noire, rageuse et cruelle Tu dévales du néant, malicieuse et rebelle Dans un bruit sombre comme ta colère Enfouie au fin fond de ta chair Petite pierre noire, tu glisses entre mes doigts Farfouillant à la recherche de je ne sais quoi Tes rires se coagulent dans les artères de ma mémoire Stalactites figées en fines gouttelettes d'espoir Petite veuve noire, au baisé toxique Tes cris éclaboussent la nuit d’une lueur volcanique Je ne me souviens plus... plus qu'une image Une licorne noire indomptable et sauvage Puisque c'est parti, je ne sais où ? Puisque t'es partie,  je ne sais où ? J'enroule nos souvenirs, pépite pierre noire Loin dans le trou noir de ma mémoire Petite pierre noire Tu brûles de mille feux, comme un diamant Petite perle nacrée rouge et noire Roule, roule, roule Puisque c'est parti, je ne sais où ? Puisque t'es partie,  je ne sais où ? J'enfonce nos souvenirs, pépite pierre ...

Songe matinal

Ce matin là, une autre partie de moi suffoque, mon esprit est en apnée Je tourne en boucle autour de ce point qui me satellise autour de toi Hypnotisé par tes lignes blanches qui défilent à l’infini Sentiment de dérive intérieure, d’étouffement Je lève les yeux vers cette fenêtre entre-ouverte sur ton cœur En face, un mur de briques rouges et noires Une incompréhensible pesanteur me fige et m’immobilise Impression de ne pas pouvoir avancer comme collé à ce bitume Englué dans cette ruelle, comme dans une impasse Je devrais m’extirper de cette voie sans issue Je cherche une solution à cette angoisse qui ne me lâche plus Et qui me transperce jour après jour… Je me retourne cherchant enfin une porte de sortie J’entrevois les prémisses d’une métamorphose... Ce matin là, une voix intérieure me dicte de tout lâcher ! Pourtant, je reste confortablement étourdi, quelle folie ! Comment trouver les mots…dans ce brouillard de plus en plus épais Je ne m’écoute pas, je brouille ...